Ensuite l'enquête va porter sur une analyse matérielle de ce dessin signé E(Etienne) Lussigny, portraitiste militaire strasbourgeois, daté de 1805, portant une étiquette au verso, et diverses annotations, l'analyse porte sur les papiers, sur les colles du montage, sur les réhauts du dessin, sur les caractères de l'étiquette composée typographiquement.
Une troisième direction nous mène vers la vie de Niépce en 1805. Après avoir été enseignant en classe de 5ème dans un collège d'Oratoriens (en 1786-1787), puis s'être engagé dans l'armée d'Italie pendant les années les plus violentes de la Révolution (1791-1794), il a été administrateur de la ville de Nice pendant le Directoire (1795-1801), et il est retourné auprès de sa famille en 1801 alors que la France connait une reconstruction de son système économique, mais 3 ou 4 années semblent avoir été nécessaires pour reconstituer les titres de propriétés sur les vignobles familiaux et autres fermes de la région de Chalon sur Saône.
1805 est justement l'année ou Niépce va se tourner avec son frère Claude vers une carrière d'inventeur qu'il n'abandonnera plus jusqu'à sa mort en 1833, son invention étant alors sauvée et développée par Daguerre et les académiciens autour de François Arago jusqu'à la révélation de 1839.
Un blog mis à jour chaque semaine précisera les avancées des recherches et des confirmations ou infirmations des informations de l'enquête.
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P.G Harmant (chartiste pointilleux) a noté : "Le descendant du colonel nous a précisé que ce portrait a toujours été dans la famille de ma mère Léontine (fille de Max Niépce), certainement depuis l'époque de mon arrière-grand-père, le colonel Niépce qui a été à l'origine de la liaison de Nicéphore avec Daguerre, à son passage à Paris en allant prendre le commandement de l'île de Ré".
Ci-dessous comparaison des visages : homotéthie, symétrie axiale puis juxtaposition du dessin et de la peinture